Côté sécurité, l’été 2024 va être chargé ! Que ce soit pendant les Jeux olympiques ou durant les Jeux paralympiques, les sites de compétition et leurs abords vont mobiliser quotidiennement les forces de l’ordre et les agents de sécurité privée. Mais pas seulement. La sécurité des transports en commun est également un point fondamental des Jeux olympiques et paralympiques de Paris. D’importants renforts sont attendus.

C’est peu dire que l’événement va attirer les foules ! Du 26 juillet au 11 août 2024, pour les Jeux olympiques d’été de Paris 2024, puis du 28 août au 8 septembre pour les Jeux paralympiques, près de 10 millions de visiteuses et visiteurs du monde entier sont attendus dans l’Hexagone. Dont 600 000 pour la seule cérémonie d’ouverture prévue sur la Seine. Aux spectateurs et spectatrices s’ajoutent 200 000 athlètes, les équipes techniques, les journalistes, etc. Et Paris n’est pas la seule concernée par l’accueil de cette compétition planétaire. D’autres villes françaises sont également des villes hôtes des JO. 

Par exemple, le tournoi de football se tient dans six stades en régions : Bordeaux, Nantes, Lyon, Saint-Étienne, Nice et Marseille. L’intégralité des matchs de handball se dispute sur la Métropole européenne de Lille. Et pour la voile, c’est en Méditerranée, à Marseille, que cela se passera. Par ailleurs, certaines villes, sans nécessairement accueillir d’épreuves, peuvent être visitées par des spectatrices et spectateurs curieux de découvrir la France pour l’occasion. Conséquence : gares, bus, métros et trams de nombreuses agglomérations vont connaître une affluence inédite.  

De quoi attiser les appétits des délinquantes et délinquants d’opportunité qui profiteraient de l’événement pour dépouiller les touristes et commettre des violences. Ce que les autorités entendent éviter en renforçant la sécurité des transports. 

Un doublement des effectifs présents dans les transports 

L’annonce a été faite le 23 novembre 2022 par le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, interrogé par le quotidien 20 Minutes. D’ici à 2024, pas moins de 2 000 policières, policiers et gendarmes supplémentaires seront affectés à la sécurisation des transports. Soit un doublement de l’effectif actuel.

D’ici 2024, près de 2 000 policières, policiers et gendarmes supplémentaires seront affectés à la sécurité des transports à Paris et en régions.

Dans les faits, cela se concrétise par la création de 77 nouvelles unités dédiées, à Paris comme en régions. Objectif : assurer des missions de sécurisation des gares, des stations et des réseaux de transports en commun. Selon le ministère, « les patrouilles prendront notamment en compte les horaires où la délinquance est la plus forte pour plus d’efficacité, mais également les pics d’affluence, pour rassurer et dissuader ». Ces missions pourront être conjointes avec les effectifs de sécurité privée des sociétés de transport. 

Les autorités françaises réfléchissent également à d’autres solutions : 

  • La mise en place de commissariats au sein des gares pour faciliter la prise de plainte, 
  • Le renfort de policiers étrangers dans les transports pour renseigner les voyageurs et voyageuses.

De son côté, Île-de-France Mobilités (qui opère dans les transports franciliens) veut aussi mettre le paquet sur le réseau. Le 11 octobre 2022, Valérie Pécresse, présidente de la Région Île-de-France, a indiqué vouloir « créer 1 000 postes supplémentaires dans les 5 prochaines années ». Ils s’ajouteront aux 4 000 emplois déjà déployés dans le réseau francilien. Soit 25 % de personnel en plus. 

Paris se prépare déjà au défi sécuritaire des JO 

Depuis sa nomination en juillet 2022, le préfet de police de Paris, Laurent Nunez, indique avoir déjà drastiquement mis les moyens dans les transports de la capitale et de la petite couronne. Dans une interview accordée à la station de France Bleu Paris le 29 novembre 2022, il précise par exemple que cent patrouilles sont présentes tous les jours dans les transports, « vingt de plus qu’auparavant ». Avec, selon ses chiffres, une amélioration significative de la sécurité : « moins 40 % pour les violences dans les transports, moins 30 % pour les vols avec violences » entre octobre 2021 et octobre 2022. 

Et ça ne serait qu’un début. D’ici les Jeux olympiques, la présence policière va encore s’accentuer, selon le préfet de police. Des opérations ciblées sont déjà menées plusieurs fois par jour, notamment dans les transports. La mobilisation devrait encore monter en puissance en prévision de 2024.

Les pickpockets n’ont qu’à bien se tenir.

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